FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE
La lettre du Président
No 51
Par le Prof. Bruno Grandi, Président de la FIG juillet 2011
Lorsque la culture rejoint le sport.
Le mois de juillet 2011 sera celui de la Gymnaestrada mondiale de Lausanne. Un des événements
les plus spectaculaires et des plus originaux que la planète sportive peut offrir. Spectaculaire par la
participation de quelque 20'000 gymnastes, original par son contenu culturel.
Mais que peut bien faire la culture au coeur de cette grande messe du sport et de la gymnastique ?
Imaginez un monde sans frontière. Un espace dans lequel le corps et l'esprit se nourrissent de
cette universalité. Imaginez une fusion de toutes les cultures, où les hommes et les femmes, petits
ou grands, jeunes et moins jeunes expriment leurs valeurs.
Ce lieu existe. Il est celui de la Gymnaestrada mondiale de la FIG. Depuis sa création en 1953, le
phénomène de la Gymnaestrada mondiale gagne en puissance, en audience. Son contenu répond
aux attentes de nos civilisations en quête d'échanges, de fraternité, de solidarité, de bien-être.
C'est précisément pour préserver et développer cet humanisme à travers la gymnastique pour tous
que fut créé l'événement.
A l'origine de ce succès, le mouvement, ou mieux encore, la motricité humaine, sans laquelle
aucune vie n'est possible. Se lever matin, dessiner de sa main, se déplacer, danser, travailler.
Tout est mouvement. Et le corps en mouvement peut s'adonner alors aux expressions artistiques
et culturelles les plus brillantes.
Nous y sommes. L'expression artistique et la culture, filles du mouvement. C'est bien là le
message de cette 14
ème
édition de la Gymnaestrada mondiale.
En effet, l'événement va très au-delà de la simple rencontre gymnique. Il est une réponse à de
nombreux questionnements et interrogations sur notre qualité de vie aujourd'hui. La
Gymnaestrada rassemble et cultive l'échange. Elle instruit et élève notre connaissance en termes
de bien être corporel et de son corollaire l'esprit. Elle élargit nos horizons en nous invitant à la
tolérance.
En 1881, le fondateur de la FIG avait déjà tout compris et privilégiait le développement collectif au
détriment des lauriers personnels. Aujourd'hui encore, la Gymnaestrada mondiale exclut toute
forme de compétitions. C'est son essence même.
Art et culture.
Que celle ou celui qui doute de ce que j'avance prenne le temps d'assister à une soirée nationale
du programme de la Gymaestrada mondiale. Le spectacle y est intense, d'une qualité rare. Les
chorégraphes nous y racontent une histoire en y puisant les ingrédients dans le théâtre grec
antique. Le temps, l'espace, l'action.
A propos, l'appellation gymnastique? Ne vient-elle pas du grec précisément?
Avec mes compliments.
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