background image
FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE
Situation économique
Je m'étais donné comme objectif d'atteindre les conditions d'une autosuffisance économique que
j'ai toujours appelée stabilité, de façon à garantir la sécurité de nos programmes. En d'autres
termes, j'aspirais à établir un équilibre entre les entrées issues des Jeux Olympiques et celles
provenant des contrats de télévision.
Le pourquoi est naturellement connu de tous : nous devons être en mesure d'assurer des entrées
équivalentes aux besoins de gestion de la Fédération afin de pouvoir faire face à toute crise
économique éventuelle.
Telle est la condition pour pouvoir survoler les crises économiques et affronter les difficultés de
chaque fédération.
Ces dernières années, les dépenses ont dépassé les prévisions d'entrées et nous avons été
contraints d'entamer les réserves pour conserver le niveau de dépenses nécessaire aux évolutions
de notre système.
La modernisation que nous espérons apporter nécessitera de la part de nous tous un engagement
financier et des ajustements destinés à changer les anciens systèmes de gestion de nos
compétitions aussi bien dans le mode de sélection que dans la phase organisationnelle.
Il sera demandé aux Fédérations qui organisent des compétitions de niveau mondial d'adopter des
mesures pour mettre en place une organisation sportive moderne.
Quant à la FIG, elle aura pour mission de réorganiser le service interne afin de promouvoir, vendre
et diffuser l'image de la gymnastique sur le marché mondial du sport.
Les Comités techniques devront, eux, moderniser les compétitions de façon à injecter sur le
marché un "produit" attractif.
Par essence, notre discipline doit respecter certaines formes techniques et organisationnelles qu'il
est difficile de modifier sans de gros efforts d'adaptation. Il n'est pas facile de se défaire de
traditions auxquelles nous sommes habitués et qui nous semblent immuables. Mais si nous
voulons évoluer sur le terrain commercial, nous serons bien obligés d'accepter le changement.
Concernant le bilan, comme déjà évoqué plus haut, nous traversons actuellement une crise
économique mondiale qui nous a contraint à entamer les réserves afin d'aider l'ensemble des
Fédérations engagées dans des championnats du monde.
De manière générale, les engagements programmatiques ont été respectés voir même dépassés
si l'on y ajoute des projets précédemment pris en compte.
D'un point de vue économique, les investissements ont eu un effet positif, même si limités, eu
égard à la situation des marchés et dans la valeur relative des changes de devises.
Les réserves que nous avons accumulées par mesure de précaution nous donnent une certaine
marge de manoeuvre; néanmoins, dans de telles périodes de turbulence des marchés financiers,
les diversifications ne suffisent plus à garantir durablement le maintien de notre pouvoir d'achat.
La gymnastique d'aujourd'hui, toujours plus technique, aurait besoin de ressources économiques
adaptées, d'une part pour promouvoir une adaptation technique progressive des Fédérations qui
en ont besoin et d'autre part, pour soutenir davantage les Fédérations de longue tradition dans
leurs efforts financiers en faveur de la gymnastique de haut niveau.
Heureusement, la Banque VTB Russe a réitéré son soutien économique grâce auquel la FIG peut
équitablement soutenir les Unions continentales.
Unions continentales
Le rapport avec les Unions continentales s'est finalement stabilisé et tranquillisé que ce soit des
points de vue juridique, statutaire et réglementaire ou de la mise en oeuvre des programmes
22
FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE